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Interview avec ... Maximilien Debia

Maximilien Debia

Je suis originaire de Lyon, en France, où j’ai étudié en sciences biologiques et en sciences de l’environnement à l’Université Claude Bernard avant de venir poursuivre mes études au Québec, à l’Université de Montréal, dans le même département – Département de santé environnementale et santé au travail (DSEST) – où j’ai aujourd’hui le plaisir d’être professeur. Je suis arrivé à Montréal en 2002 pour participer à un programme d’échanges au DESS. Par la suite, j’ai fait un passage à la maîtrise en santé environnementale et santé au travail avant de poursuivre au doctorat en santé publique, option toxicologie de l’environnement. Au cours de ce doctorat, je me suis spécialisé en hygiène du travail, sous la direction de deux éminents chercheurs : Michel Gérin et Kannan Krishnan.

À la fin de mes études doctorales, j’ai eu la chance de faire la rencontre déterminante pour ma carrière du professeur André Dufresne, avec qui j’ai œuvré à la mise en place des programmes d’études en hygiène du travail et à la création du laboratoire d’enseignement et de recherche qui s’y rattache et que je dirige depuis. J’ai obtenu en 2014 le titre de professeur adjoint à l'École de santé publique de l'Université de Montréal (ESPUM) où j’enseigne, avec mon collègue Jérôme Lavoué, l’hygiène du travail. Je suis également corédacteur scientifique, avec le professeur Michel Gérin, pour la revue Travail et Santé, et récipiendaire d’une bourse de carrière FRQ/IRSST junior 1 (2015-2019).

Parlez-nous...

… de vos travaux actuels

Je m’intéresse essentiellement aux agents agresseurs du milieu de travail et de l’environnement et des mesures de maîtrise de ces agents. Mon principal champ d’intérêt porte sur les expositions professionnelles aux particules nanométriques, qu’elles soient produites intentionnellement, comme les nanotubes de carbone ou la nanocellulose, ou non intentionnellement, comme les fumées de soudage ou les émanations de moteurs diesel. J’ai aussi des projets de recherche portant sur d’autres types de contaminants, tels les solvants, les poussières de grains, les peintures, les poussières de silice, les bioaérosols et les sous-produits de désinfection de l’eau.

…d'un problème majeur dans votre milieu de recherche

Les effets sur la santé suite à l’exposition à des particules nanométriques sont encore peu documentés. Or, de multiples études ont mis en évidence que certains nanomatériaux auraient une toxicité spécifique différente des mêmes produits chimiques de plus forte taille. Pourtant, avec l’expansion du domaine des nanotechnologies, les utilisations des particules nanométriques sont de plus en plus nombreuses. Elles font aujourd’hui partie intégrante de l’environnement de plusieurs milieux de travail, notamment dans l’industrie électronique, de la construction, des peintures et vernis et des transports.

…de ce que vous faites pour régler ce problème

Il est important d’évaluer les expositions professionnelles afin d’assurer une manipulation sécuritaire des nanomatériaux et de maîtriser les éventuels risques à la santé et sécurité des travailleurs. Nos recherches nous ont permis de mettre en place une stratégie d’intervention servant à évaluer spécifiquement les expositions professionnelles à ces nanoparticules et à évaluer les moyens de maîtrise en place en utilisant toute une panoplie d’outils : des compteurs de particules, des mesures intégrées d’évaluation (prélèvements sur filtres et sur grilles de microscopie), des outils de caractérisation spécifiques avec des techniques de microscopie électronique, de spectrométrie Raman et d’analyse de composition chimique EDS. Ces travaux ont, entre autres, contribué à la rédaction d’un guide de bonnes pratiques (2014) publié à l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST) faisant référence sur le sujet.

…d'un mythe qui perdure dans votre milieu

Les accidents de travail font souvent les manchettes et le public est fréquemment sensibilisé à ces risques en milieu de travail, ce qui est pour le mieux pour conscientiser les esprits et stimuler la vigilance des travailleurs! En revanche, encore beaucoup de travail reste à faire pour la prévention des maladies professionnelles : beaucoup d’inconnues demeurent concernant les expositions et les niveaux sécuritaires; le risque chronique d’une longue exposition à de faibles concentrations est particulièrement difficile à évaluer; la multicausalité de certains effets qui peuvent être associés aussi bien à des agents du milieu de travail qu’à des habitudes de vie est un autre élément qui explique la sous reconnaissance de certaines maladies professionnelles; la communication et la perception des risques chez les travailleurs restent souvent problématiques… Autant de défis auxquels nous devons faire face lorsque nous intervenons en milieu de travail!

…de vos collaborations avec vos partenaires

Au niveau local, mon équipe bénéficie du soutien d’un important réseau de partenaires, autant public que privé. Nous travaillons, par exemple, avec l’IRSST, la Commission scolaire de Montréal, les DSP, les CISSS, les associations des employeurs du port de Montréal, différentes minières et entreprises de la transformation des métaux, l’Association québécoise pour l’hygiène, la santé et la sécurité du travail (AQHSST), Bombardier, ainsi qu’avec des consultants en hygiène du travail. Ce réseau est essentiel à la réussite de nos projets, car œuvrer en hygiène du travail, c’est évaluer et comprendre des situations de travail, ce qui ne peut se faire sans le concours des milieux concernés.

Au niveau international, je collabore depuis deux ans à un comité de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce comité a pour objectif d’émettre des recommandations pour maîtriser les risques engendrés par l’utilisation des nanoparticules en milieu de travail. Je m’occupe spécifiquement de la section exposition. Comme pour l’ensemble des recommandations émises par l’OMS, les travaux que nous menons sont basés sur une approche rigoureuse de revue de la littérature systématique.

…d'une mise en application concrète de vos résultats de recherche

Les travaux financés par l’IRSST sont publiés sous forme de rapports scientifiques révisés par les pairs. Il y a donc un volet de transfert des connaissances très intéressant à ce niveau. De plus, des travaux de valorisation sont menés presque systématiquement, notamment auprès de nos partenaires et des établissements visités dans le cadre de nos investigations. Par exemple, dans le cadre de travaux sur les bioaérosols, nous avons mis en place, avec les chercheurs de l’IRSST, une méthode permettant aux utilisateurs de choisir un type de protection respiratoire lorsqu’ils sont exposés à ces contaminants biologiques aéroportés. Avec mes collègues Michel Gérin et Denis Bégin de l’ESPUM, nous venons de terminer des travaux qui permettront de publier des fiches de substitution de solvants pour douze procédés industriels.

…du but que vous vous fixez

Le but de mes recherches est toujours d’améliorer la qualité des milieux de travail et des environnements afin d’offrir aux travailleurs et autres publics cibles des milieux sécuritaires. La formation de la relève en hygiène du travail est également un élément central de mes activités, car cette relève agira en tant que professionnel de la santé aussi bien dans le réseau public que privé.

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