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Interview avec ... Marc Lemire

Originaire du Centre-du-Québec, Marc Lemire a d’abord étudié en journalisme, puis en science politique, jusqu’à l’obtention d’un doctorat dans ce domaine. Il a par la suite fait des études postdoctorales en santé publique, se penchant sur la participation et la responsabilisation du patient dans un contexte d’utilisation de plus en plus répandu des technologies en santé. Il a accepté de répondre à quelques questions sur sa profession de chercheur d’établissement à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), auquel il s’est joint en 2010.

Parlez-nous...

… de vos travaux actuels

Marc LemireAu cours des derniers mois, ma principale tâche a été de me consacrer au Programme national de santé publique (PNSP). Ce programme, mis en place en 2003, est le cadre de référence pour toutes les actions de santé publique. Il définit l’offre de services pour tout le Québec. Le PNSP a marqué un tournant, car même s’il y avait des pratiques de prévention dans toutes les régions, il n’existait aucune orientation ou stratégie d’ensemble auparavant. Mon étude visait à comprendre les origines et les orientations du programme jusqu’à ce jour (aspect sociohistorique), et surtout les défis à surmonter au cours des prochaines années (aspect innovation). [NDLR Marc Lemire a présenté une partie de ses travaux sur le PNSP dans le cadre du séminaire de l’IRSPUM du 11 mai dernier. Consultez la présentation. Visionnez le séminaire.]

J’ai aussi participé à une recherche évaluative sur La Maison Bleue, une organisation offrant des services de périnatalité aux femmes et familles vivant en situation de vulnérabilité dans deux quartiers de Montréal. Avec un groupe interdisciplinaire de médecins, de sages-femmes et d’autres intervenants, cette organisation offre des services de santé et psychosociaux dès le début de la grossesse, et ce jusqu’à plusieurs années après la naissance. Avec d’autres chercheurs et sous la responsabilité de Nathalie Dubois, une collègue de la Direction de santé publique de Montréal, nous avons évalué le modèle d’intervention dans sa mise en œuvre, ses effets et sa valeur économique. Nous croyons que la recherche peut contribuer à porter un jugement plus éclairé sur le bien-fondé de ce modèle d’intervention.

Je travaille présentement sur le volet québécois de l’étude internationale QUALICOPC (Quality and Costs of Primary Care). Cette étude initiée en Europe vise à évaluer et comparer les services de santé de première ligne de 34 pays. Au Québec, nous comptons sur la participation de 218 médecins de famille et 1798 patients. L’équipe de l’INSPQ est actuellement à faire un portrait des pratiques cliniques et organisationnelles de première ligne et nous réaliserons aussi une analyse de leur performance. C’est très stimulant. 

…d'un problème majeur dans votre milieu de recherche

Il ne faut pas se le cacher, le contexte actuel n’est pas des plus propice à la recherche. En particulier, il est plus difficile d’obtenir du financement pour la recherche, particulièrement je crois dans les sciences humaines et sociales, car les retombées ne sont pas toujours évidentes ou immédiates. D’où l’importance du transfert de connaissances pour mieux faire connaître la recherche, ses retombées.

…de ce que vous faites pour régler ce problème

Justement, les circonstances m’ont amené à m’intéresser de plus près à la question du transfert de connaissances, notamment dans le cadre d’un projet de Damien Contandriopoulos auquel contribuait aussi Jean-Louis Denis. Nous nous sommes aperçus que l’utilisation des connaissances issues de la recherche dépendait de plusieurs facteurs et, parmi les plus importants, il y a la polarisation des enjeux et l’intérêt des décideurs à l’égard de ces connaissances. Autrement dit, les résultats de la recherche ne sont pas forcément compatibles avec leur agenda et leurs priorités! Il en va de même de certaines thématiques ou questions de recherche, qui sont moins populaires chez les décideurs et plus difficiles à financer sur le plan de la recherche. Bref, c’est tout un défi le transfert de connaissances, car ça dépend de l’intérêt qu’on est en mesure de porter à ces connaissances nouvelles. C’est pourtant essentiel pour faire en sorte que la recherche serve ou profite pleinement à la société, au sens large. [NDLR Une partie des résultats de ces recherches est dévoilée dans la présentation de Damien Contandriopoulos donnée à l’IRSPUM le 10 décembre 2012.]

…d'un mythe qui perdure dans votre milieu

« Il suffit que le chercheur se force pour mieux vulgariser ses connaissances. » Ceci est un mythe parce qu’il existe de nombreuses autres raisons pour lesquelles les recherches donnent peu de résultats concrets ou ne servent pas à la décision pour améliorer les choses. Comme dans toute communication, le « problème » se situe autant du côté du récepteur que de celui de l’émetteur. Le contexte compte aussi pour beaucoup. Nous le voyons depuis près de 10 ans en regardant le contexte politique au Canada.

…de vos collaborations avec vos partenaires

Tout chercheur dans mon domaine le dira : les partenaires sont vraiment précieux. En santé publique, les interventions sur lesquelles porte la recherche dépendent généralement de nombreux acteurs qui sont autant de partenaires potentiels. Ils sont notamment importants pour nous ouvrir les portes vers les terrains de la recherche, par exemple vers les organisations de soins ou vers les populations. Les partenaires sont aussi des détenteurs de savoirs et à ce titre ils participent parfois à la recherche. Par exemple, dans le contexte d’une organisation comme l’INSPQ, ils jouent un rôle crucial en participant à des étapes charnières comme l’élaboration de devis ou l’interprétation des résultats. C’est de cette façon que nous pensons pouvoir le mieux améliorer les politiques, les programmes ou les pratiques de santé publique.

…d'une mise en application concrète de vos résultats de recherche

Je suis particulièrement fier du rapport d’analyse sur le déploiement du PNSP. Ce document, publié à l’automne dernier, a connu une bonne diffusion dans les cercles de la santé publique au Québec parce qu’il est arrivé au bon moment et qu’il portait sur des questions d’intérêt. Il est toutefois difficile de dire dans quelle mesure il a pu influencer les lecteurs, en particulier les autorités gouvernementales. [NDLR Vous trouverez le sommaire du rapport ici.]

…du but que vous vous fixez

La continuité est déjà un premier but! Mon statut hybride, chercheur d’établissement à l’INSPQ et affilié à l’IRSPUM, peut être avantageux, avec un pied dans la recherche interventionnelle et l’autre dans la recherche universitaire. Je serai satisfait si, dans ce contexte, je peux contribuer à l’émergence de projets de recherche regroupant des gens de différentes disciplines et de différents horizons. J’espère surtout avoir l’occasion de contribuer au développement de connaissances sur les « instruments de gouverne » adaptés à la réalité du Québec qui permettraient d’agir plus efficacement en prévention et sur les déterminants de la santé.

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