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Interview avec ... Malek Batal

Malek Batal Je suis né à Beyrouth, au Liban, et j’y ai grandi durant la guerre libanaise qui a duré 17 ans. Le milieu de la santé m’a attiré très jeune à cause de la situation qui régnait au pays. De là est née ma volonté de m’instruire dans un domaine utile pour la santé. J’ai alors entrepris des études en nutrition à l’Université américaine de Beyrouth (AUB), suivies d’une maîtrise en technologie alimentaire. Après seulement quelques mois à travailler dans l’industrie alimentaire, j’ai très vite compris que c’était la nutrition en santé publique qui m’attirait, avec ses dimensions sociales et culturelles. J’ai entrepris des études doctorales en nutrition humaine à l’Université McGill pour commencer par la suite ma carrière de professeur/chercheur à l’AUB, puis à l’Université d’Ottawa, et maintenant à l’Université de Montréal où je dirige le groupe de recherche TRANSNUT.

Parlez-nous...

… de vos travaux actuels

Je m’intéresse aux aspects populationnels de la nutrition. Actuellement, je travaille sur des projets auprès des Premières Nations du Canada concernant la sécurité alimentaire et la qualité de l’alimentation et son association avec l’obésité et le diabète. Je travaille aussi auprès des mères et de leurs enfants en Haïti sur les thèmes de la sécurité alimentaire, de la diversité alimentaire et de la croissance des enfants. Bientôt, j’œuvrerai en Équateur sur le rôle des aliments locaux dans la prévention des maladies non transmissibles.

…d'un problème majeur dans votre milieu de recherche

Les taux d’insécurité alimentaire chez les Premières Nations et chez les autres Autochtones sont scandaleux. Dans nos recherches, nous avons mesuré des taux de 30 % en moyenne dans les communautés des Premières Nations à travers le pays. En revanche, les taux nationaux au Canada tournent autour de 8 %. L’insécurité alimentaire, qui est associée à une mauvaise qualité de l’alimentation et une plus grande morbidité, peut atteindre des sommets critiques dans certaines communautés éloignées : jusqu’à 80 %. Dans un pays riche comme le nôtre, c’est inacceptable.

…de ce que vous faites pour régler ce problème

Forte des chiffres sur la sécurité alimentaire mesurée dans l’Étude sur l’alimentation, la nutrition et l’environnement chez les Premières Nations (FNFNES), notre équipe de recherche a postulé pour obtenir des fonds des IRSC afin de mieux cerner les facteurs sociodémographiques et politiques (types de gouvernement, présence de traités avec le Canada, etc.) associés avec la souveraineté et la sécurité alimentaires. Nous aimerions aussi comprendre les patrons ou les schémas alimentaires courants dans les situations d’insécurité, en mettant l'accent sur le degré de transformation des aliments consommés, car nous émettons l’hypothèse que l’insécurité alimentaire est associée à une alimentation plus riche en aliments ultra-transformés de type « junk food », souvent plus abordables.

…d'un mythe qui perdure dans votre milieu

Il est difficile d’ébranler le mythe qui prétend que l’alimentation est une affaire de choix personnel et qu’avec les bonnes connaissances en nutrition et une démystification de la complexité de bien se nourrir, une bonne alimentation est à la portée de tous. Cette vision me semble simpliste et ne tient pas compte de la complexité de nos systèmes alimentaires, des pressions importantes exercées par les médias, l’industrie alimentaire et les modes qui affectent l’alimentation.

Bien se nourrir n’est pas chose simple dans un environnement alimentaire comme le nôtre. Le cas des Premières Nations est très instructif : bien que l’alimentation traditionnelle – viandes et plantes sauvages provenant de l’environnement immédiat – soit prisée de plusieurs, qu’elle soit très clairement supérieure d’un point de vue nutritionnel à l’alimentation du marché disponible dans les communautés et qu’elle soit culturellement adéquate, celle-ci est consommée en faible quantité. Cela est causé par des barrières d’accès (coût prohibitif de l’équipement de chasse et pêche, activités industrielles et minières, agriculture), ainsi que par des changements au niveau des connaissances et perceptions (manque de transfert intergénérationnel des connaissances en matière de chasse, de pêche, d’identification et de préparation des aliments, inquiétude par rapport à la présence de contaminants dans l’environnement, etc.). Un parallèle peut être tracé avec des personnes désirant bien s’alimenter dans un quartier défavorisé en ville, considéré comme un désert alimentaire. Une reconnaissance de ces facteurs peut mieux éclairer nos efforts en nutrition auprès de la population et des individus.

…de vos collaborations avec vos partenaires

Nous sommes privilégiés à TRANSNUT de pouvoir collaborer avec plusieurs partenaires locaux et internationaux. Les projets en nutrition en santé publique, particulièrement ceux qui sont participatifs, voient le jour souvent grâce à des partenariats entre chercheurs et organismes œuvrant dans les communautés. Par exemple, l’étude avec les Premières Nations se fait en partenariat avec l’Université d’Ottawa et l’Assemblée des Premières Nations, ainsi qu’avec chaque conseil de bande des communautés sélectionnées. Le projet mentionné plus haut en Haïti est né d'un partenariat avec la Fondation Paul Gérin-Lajoie et le Catholic Relief Services. Le projet en Équateur a pris forme quant à lui grâce à un partenariat entre TRANSNUT, l’ONG HealthBridge à Ottawa, l’ONG EkoRural en Équateur et l’Université de Toronto. Le rôle des partenaires varie selon la situation. Certains peuvent nous mettre en contact avec les communautés, d’autres peuvent nous fournir une aide logistique, une aide technique sur le terrain ou un soutien dans la gestion des données.

…d'une mise en application concrète de vos résultats de recherche

Dans plusieurs communautés des Premières Nations approchées dans notre projet de recherche, des actions concrètes ont été posées pour pallier l’insécurité alimentaire. Ces actions ont été entreprises à la suite de notre intervention par les conseils de bande. De plus, certains projets de recherche menés au sein de TRANSNUT par ma prédecesseure à la direction, Hélène Delisle, portant sur le diabète en Afrique, ont permis de soutenir des activités de formation en nutrition destinées aux médecins endocrinologues au Mali.

…du but que vous vous fixez

Une meilleure compréhension des facteurs complexes menant à une alimentation adéquate soucieuse de l’environnement et une sécurité alimentaire durable chez nous et ailleurs dans le monde. Sans oublier des collaborations toujours plus enrichissantes avec des collègues de l’IRSPUM et d’ailleurs.

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