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Interview avec ... Jean-Sébastien Fallu

Jean-Sébastien Fallu

Je suis né à Montréal de parents gaspésiens. Je suis fondateur d’un organisme communautaire en réduction des méfaits, le GRIP Montréal. J’ai parallèlement complété une majeure en psychologie et un certificat en toxicomanie avant de réaliser une maîtrise et un doctorat en psychologie, sous la direction de Michel Janosz, à l’Université de Montréal. J’ai ensuite effectué un stage postdoctoral au Centre de toxicomanie et de santé mentale de Toronto, sous la direction de Jürgen Rehm et de Benedikt Fischer. Je suis actuellement professeur agrégé à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal et directeur de la revue Drogues, santé et société, en plus d’être chercheur régulier à l’IRSPUM et dans d’autres centres et groupes de recherche. Mes intérêts de recherche portent notamment sur l’étiologie1 et la prévention de la consommation problématique de substances chez les jeunes ainsi que sur les politiques en la matière.

Parlez-nous...

… de vos travaux actuels

De manière générale, mes travaux portent sur l’étiologie des conséquences négatives de la consommation de substances psychoactives, particulièrement ses facteurs modérateurs (de protection), et sur la prévention. Mes travaux actuels portent principalement sur l’évaluation d’une intervention préventive ciblée-indiquée de la consommation problématique de substances psychoactives auprès de jeunes en difficulté en situation d’hébergement. Le programme a été conçu et est évalué en partenariat avec Boscoville et le CIUSSS-du-Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal. Il se distingue des autres programmes de par son intégration d’approches variées (cognitivo-comportementale, psychoéducative, motivationnelle) et en accordant une place centrale à l’approche de la réduction des méfaits. En effet, contrairement à la quasi-totalité des programmes de prévention existants, l’intégration de la réduction des méfaits permet des apprentissages concrets sur les interactions entre la substance, l’individu et le contexte dans la détermination du risque de méfaits et de dépendance, ce qui permet ainsi un pouvoir d’agir pour l’individu.

D’autres travaux sont en cours ou en construction. Je développe notamment une programmation de recherche sur la conduite avec les facultés affaiblies par le cannabis avec des collègues de l’UdeM et de l’Institut universitaire en dépendance. Je participe aussi à un projet de recherche sur la prise de risque dans le sport, la sexualité et la consommation de substances avec des collègues du réseau de l’Université du Québec. J’ai aussi plusieurs autres collaborations ponctuelles avec des collègues de plusieurs universités et groupes de recherche. Enfin, en tant que directeur d’une revue, mes travaux consistent aussi à publier des recherches sur la thématique de la consommation.

… d'un problème majeur dans votre milieu de recherche

Un des problèmes majeurs dans mon domaine est le financement de la recherche qui est passé du CRSH aux IRSC où la compétition est féroce, où les projets de recherche en médecine sont avantagés et où les taux de réussite sont faibles. De manière encore plus préoccupante, le domaine de la recherche sur la dépendance est hautement politisé et, pour cette raison, des approches novatrices comme les interventions en réduction des méfaits peinent à être reconnues et financées adéquatement. Comme le disait un chercheur réputé du domaine, Robin Room : « Popular approaches are ineffective and effective approaches are politically impossible ». En effet, des recherches et des interventions nécessaires pour mieux répondre aux besoins de la société sont négligées en raison des contextes sociopolitiques défavorables, ce qui est très frustrant pour un scientifique dévoué au bien commun. Les définitions très variées des termes et concepts d’une étude à l’autre demeurent aussi très problématiques. Un autre problème, qui n’est cependant pas particulier à mon domaine, est celui des causes fondamentales de la dépendance qui font l’objet de très peu d’interventions : la pauvreté, les inégalités sociales, la souffrance et les contextes de vie délétères.

... de ce que vous faites pour régler ce problème

Pour favoriser cette reconnaissance et ce financement, je fais tout en mon pouvoir pour donner les lettres de noblesse à la réduction des méfaits par mes recherches et mon enseignement ainsi que par tous les moyens à ma disposition. Je me fais d’ailleurs un devoir de tenter de diffuser et de vulgariser la science dans les médias et dans des conférences, que ce soit auprès du grand public, de professionnels ou d’étudiants.

… d'un mythe qui perdure dans votre milieu

Il y en a vraiment plusieurs. Un mythe persistant est celui de la fameuse théorie de l’escalade. Cette théorie stipule que la consommation de tabac ou d’alcool cause la consommation de cannabis qui en retour cause la consommation de drogues toujours de plus en plus dures. Cette théorie, qui a pratiquement mon âge, n’a reçu que très peu de soutien empirique et il semble que ce soit davantage l’accessibilité des produits, des facteurs antécédents communs et des mécanismes psychosociaux qui expliquent cette séquence typique. De toute façon, les données épidémiologiques montrent bien que s’il y avait une telle relation causale, elle ne concernerait qu’une très petite minorité des individus. Un autre est celui stipulant que la majorité des consommateurs de drogues sont dépendants, ce qui est faux, même pour les substances les plus addictives. Ou enfin, celui affirmant que la réduction des méfaits encourage l’usage des substances psychoactives.

… de vos collaborations avec vos partenaires

J’entretiens des liens de collaboration ou de partenariat depuis le début de ma carrière. Outre les collaborations ponctuelles comme consultant ou formateur, j’ai des collaborations avec le GRIP Montréal et, plus récemment avec Boscoville et le CIUSSS-du-Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal. Le GRIP contribue à mes cours et mes recherches impliquent à l’occasion l’organisme. Pour ce qui est de Boscoville et du CIUSSS, notre partenariat consiste à développer et évaluer l’intervention préventive en milieux de protection de la jeunesse mentionnée ci-dessus.

… d'une mise en application concrète de vos résultats de recherche

Il y en a quelques-unes, mais la plus concrète est probablement la conception d’un outil de sensibilisation sur la consommation de speed par le ministère de la Santé et des Services sociaux ainsi que l’intervention du GRIP Montréal dans les milieux festifs qui s’inspire de mes recherches.

… du but que vous vous fixez

Un but réaliste que je me fixe est celui de mieux intégrer la réduction des méfaits dans les politiques et les interventions en dépendances ainsi que cesser la criminalisation de toutes les drogues. Mon but ultime serait qu’on vive dans une société meilleure où les causes fondamentales de la dépendance sont réduites au minimum, où toutes les substances psychoactives sont encadrées légalement et où les consommateurs, occasionnels ou chroniques, ne font plus l’objet d’une stigmatisation systémique et endémique. La légalisation n’a pas besoin d’être une panacée, seulement de faire mieux que la prohibition. La barre est basse!

1 Définition du mot « étiologie » : étude des causes d’un phénomène.

 
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